Aller au contenu principal

FAQ Management / Eco-conception

Trier par:

FAQ

Nous répondons à vos questions dans les différents onglets de la FAQ.

TOTEM est un outil qui permet de calculer les impacts environnementaux d’un bâtiment (émissions de CO₂, consommation de ressources, pollution…) sur l’ensemble de son cycle de vie, depuis la production des matériaux jusqu’à la fin de vie du bâtiment, en passant par la construction, l’exploitation et l’entretien. 
Il repose sur une approche scientifique basée sur l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) et sur une méthode conforme aux normes européennes, permettant d’objectiver les impacts environnementaux d’un projet de manière fiable, transparente et comparable. 

Contrairement à une estimation simplifiée, TOTEM propose : 

  • Une analyse environnementale complète du bâtiment et de ses éléments, basée sur l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
  • Une large bibliothèque d’éléments et de matériaux adaptée au secteur de la construction en Belgique
  • Une évaluation chiffrée, objective et comparable entre différentes variantes de projet
  • Une vision globale des impacts environnementaux (climat, ressources naturelles, pollution…) 

Il permet notamment de : 

  • Comparer différents choix de conception et de matériaux
  • Identifier les postes les plus impactant du projet (structure, enveloppe, techniques, finitions…)
  • Orienter les décisions vers des solutions plus durables et plus sobres en ressources
  • Appuyer les choix techniques à l’aide de données chiffrées fiables
  • Intégrer les enjeux environnementaux dès les premières phases du projet
  • Anticiper les exigences environnementales croissantes dans le secteur de la construction
  • Renforcer la crédibilité environnementale d’un projet
  • Valoriser le recours à des solutions circulaires, telle que le maintien des ouvrages ou le réemploi de matériaux.  

Exemple concret : TOTEM permet par exemple de comparer deux variantes d’un même élément constructif, comme un mur extérieur isolé en laine minérale versus en panneaux biosourcés. L’outil montre immédiatement les différences d’impact sur le climat, la biodiversité, l’eau, les ressources, ce qui aide à orienter un choix technique dès la conception. 
 
En outre, TOTEM intègre les impacts environnementaux liés à la phase de fin de vie des matériaux (démolition, transport, traitement), ce qui permet de prendre en compte ces impacts dans l’évaluation environnementale globale du bâtiment. Cet aspect est pertinent pour mieux comprendre les enjeux liés à la prévention et à la gestion des déchets de construction.  

Concrètement, lorsque vous modélisez un élément constructif dans TOTEM, l’outil intègre automatiquement l’énergie de démolition, le transport des déchets vers un centre de tri et leur traitement (recyclage, valorisation ou élimination) selon le type de matériau. 

Il est toutefois important de comprendre que TOTEM ne modélise pas le chantier réel au cas par cas : les résultats reflètent des scénarios types et non les pratiques spécifiques d’un projet particulier (distances exactes, filières locales, organisation de chantier…). Les calculs reposent sur des hypothèses moyennes représentatives du contexte belge. 

 

TOTEM est principalement utilisé par : 

  • Les architectes et bureaux d’études 
  • Les maîtres d’ouvrage 
  • Les entreprises du secteur de la construction 
  • Les acteurs publics 

https://www.totem-building.be/  

GRO est un outil qui aide à intégrer concrètement la durabilité (en ce compris la circularité) dans les projets de construction et de rénovation, dès la phase de conception et tout au long du projet, en se focalisant sur les aspects essentiels les plus impactants. 

GRO intègre huit thématiques différents en lien avec la durabilité des bâtiments, et propose une méthode structurée pour organiser, piloter et suivre les choix durables de manière progressive et cohérente, en se basant sur de nombreux critères concrets. 

Les thématiques abordés sont les suivants : climate responsive design, énergie, santé et confort, qualités sociales et fonctionnelles, constructions circulaires, gestion et maintenance, environnement, et eau. 

Il ne s'agit pas d'un outil de calcul à proprement parler, GRO va plutôt permettre de définir trois niveaux d'ambition (bien, mieux, excellent) par critère, et plus globalement par thématique. Une fois ces niveaux d’ambition fixés, ceux-ci se vérifieront plus tard par le biais de preuves décrites dans l'outil. Des outils de calcul pourront être utilisés pour répondre à certains critères précis, par exemple TOTEM pour l'analyse du cycle de vie. 

GRO est conçu pour intégrer des considérations de durabilité à des moments clés tout au long d’un projet de construction, de l’analyse du contexte à la réception. Se faisant, il permet une simplification et une efficacité accrue en termes de communication entre les différents acteurs du projet, qui auront donc le même vocabulaire pour aborder la durabilité et les moyens d’y parvenir.  

Il permet notamment de : 

  • Prioriser des actions concrètes 
  • Améliorer la performance globale du projet 
  • Justifier des choix techniques 
  • Valoriser une approche durable auprès des différentes parties prenantes 
  • S’assurer que les décisions prises ont un réel impact positif 

Exemple concret : Lors d’un projet de rénovation, le maitre d’ouvrage définit dès le départ les ambitions de durabilité à atteindre avec GRO. L’entreprise de construction s’appuie ensuite sur ces objectifs pour analyser, entre autres, les possibilités de réemploi et sélectionner les matériaux les plus performants et adaptés. L’outil fournit des pistes d’amélioration claires que l’entreprises peut partager facilement avec l’architecte, bureau d’études et les autres partenaires. 

Au fil du projet, GRO sert de support commun pour suivre les choix techniques, documenter les décisions et assurer une compréhension partagée des objectifs de durabilité. Chaque acteur dispose des mêmes informations, présentées de manière structurée et transparente. Cela facilite les échanges, réduit les incertitudes et permet d’avancer plus efficacement. 

Grâce à GRO, l’entreprise peut non seulement intégrer des solutions durables dans son travail quotidien, mais aussi démontrer clairement ses engagements et la cohérence de ses choix auprès de l’ensemble des intervenants du chantier. Grâce à cette vision globale, il devient également plus simple de trouver le bon équilibre entre durabilité et coûts. 

GRO s’adresse surtout aux : 

  • Maîtres d’ouvrage publics et privés 
  • Équipes de conception 
  • Coordinateurs durabilité 
  • Gestionnaires de bâtiments 

https://gro-tool.be/?lang=fr  

Les outils TOTEM et GRO poursuivent des objectifs différents mais totalement complémentaires dans un projet de construction ou de rénovation. 

TOTEM se concentre sur la mesure des impacts environnementaux d’un bâtiment. Il permet de quantifier, à l’aide de données chiffrées, l’impact des choix de matériaux, de conception et de techniques sur le climat, les ressources, la pollution. 

GRO, quant à lui, ne mesure pas, mais structure la démarche de durabilité globale, en se référant à huit thématiques différentes. Il propose un cadre méthodologique pour organiser les décisions, poser des objectifs environnementaux, prioriser les actions et assurer un suivi cohérent des ambitions tout au long du projet. 

En pratique : 

  • GRO aide à définir une stratégie globale de durabilité claire dès le début du projet
  • TOTEM permet de quantifier et comparer l’impact réel des choix techniques qui en découlent. Par ailleurs, TOTEM est intégré à l’outil GRO, pour l’évaluation du critère portant sur les impacts environnementaux des matériaux dans le bâtiment.  

Utilisés ensemble : 

  • GRO donne la direction
  • TOTEM fournit certains indicateurs
  • Le projet gagne en cohérence
  • Les décisions sont objectivées
  • La performance environnementale devient mesurable et pilotable 

Exemple concret : Si les ambitions fixées dans GRO se traduisent par une augmentation de la part de matériaux réemployés dans un projet (par exemple atteindre 10 % de réemploi sur les finitions), TOTEM peut quantifier la différence d’impact par rapport à des matériaux neufs. L’outil montre souvent que le recours à des matériaux réemployés réduit l’impact CO₂ d’un lot donné de 40 à 80 % selon les produits, ce qui permet d’objectiver l’intérêt environnemental des choix guidés par GRO. 

En résumé : GRO structure la démarche, TOTEM la chiffre pour certains critères. 

Cette complémentarité permet d’éviter les décisions uniquement "intuitives" en matière de durabilité et d’ancrer les choix environnementaux dans une approche à la fois stratégique et mesurable.

L’échelle de performance CO₂ est un dispositif de certification des entreprises et constitue un système de pilotage qui permet d’évaluer, structurer et améliorer la manière dont une entreprise diminue progressivement ses émissions de dioxyde de carbone (CO₂). 
Elle positionne une entreprise sur l’échelle de performance CO2 en fonction de son niveau d’engagement, de ses actions concrètes et de sa stratégie en matière de climat. 

Contrairement à un simple état des lieux, l’échelle CO₂ donne une vue d’ensemble structurée de : 

  • Ce que l’entreprise mesure déjà en lien avec les émissions de CO₂
  • Ce qu’elle met en place pour réduire ses émissions
  • La manière dont sa politique climat est organisée
  • La cohérence de sa démarche dans le temps
  • L’intégration de l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur 

Elle permet ainsi de comprendre où en est l’entreprise aujourd’hui, quelles sont ses marges de progression, et quelles priorités fixer à court, moyen et long terme. 

Plutôt que de se limiter à un simple bilan carbone, l’échelle de performance CO₂ s’inscrit dans une logique de progression continue
Elle aide l’entreprise à passer d’une démarche ponctuelle à une véritable stratégie climat, structurée, évolutive et crédible. 

En pratique, l’échelle CO₂ permet aux entreprises : 

  • De structurer leur politique de réduction des émissions
  • De formaliser des objectifs clairs
  • De suivre les progrès réalisés dans le temps
  • De rendre leur engagement climat visible et compréhensible
  • De renforcer leur crédibilité vis-à-vis des clients, partenaires et donneurs d’ordre 

Exemple concret : Une entreprise qui mesure la consommation de carburant de ses véhicules, optimise ses tournées de livraison ou améliore l’isolation de son dépôt progresse sur l’échelle grâce à des actions simples, mesurables et directement liées à ses opérations quotidiennes. 

https://www.echelledeperformanceco2.be/  

 

Concrètement, l’Échelle de Performance CO₂ ne mesure pas une quantité unique comme « X tonnes de CO₂ », mais évalue la maturité et la performance d’une entreprise dans la gestion et la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Elle repose sur plusieurs critères : 

Ce qui est mesuré : 

  1. Inventaire des émissions
  • Scope 1 : émissions directes (véhicules, chaudières, etc.)
  • Scope 2 : émissions indirectes liées à l’électricité et à la chaleur consommées
  • Scope 3 : émissions de la chaîne de valeur (fournisseurs, transport, déchets, etc.)
  1. Ambition de réduction
  • Objectifs chiffrés et alignés avec des trajectoires climatiques 
  1. Transparence et reporting
  • Publication des données CO₂, vérification par audits indépendants.
  1. Intégration dans la stratégie
  • Plan d’action concret, suivi via le cycle PDCA (Plan–Do–Check–Act).
  1. Engagement externe
  • Collaboration avec partenaires, initiatives sectorielles, influence sur la chaîne d’approvisionnement. 

Par exemple, la gestion des déchets fait partie des postes analysés dans l’empreinte carbone : améliorer le tri, réduire les évacuations ou privilégier des filières locales peut contribuer à réduire certaines émissions indirectes et renforcer la cohérence globale de la démarche climat. 

L’échelle de performance CO₂ permet donc d’identifier : 

  • Les principales sources d’émissions
  • Les postes les plus impactant
  • Les leviers d’action prioritaires
  • Les axes de réduction les plus efficaces 

L’objectif n’est pas uniquement de mesurer, mais de comprendre où agir en priorité pour réduire durablement l’empreinte carbone de l’entreprise. 

Le bilan carbone est une photographie des émissions à un moment donné alors que l’échelle de performance CO₂ est une démarche d’amélioration continue en termes de réduction des émissions de CO₂. 

En résumé : 

  • Le bilan carbone mesure.
  • L’échelle de performance CO₂ structure et pilote. 

Les deux sont souvent utilisés ensemble. 

L’échelle de performance CO₂ permet notamment aux entreprises : 

  • De se différencier dans les marchés publics et privés 
    Les donneurs d’ordre qui rédigent un cahier des charges intégrant ce dispositif accordent une réduction fictive du prix qui est d’autant plus importante que l’entreprise est engagée sur un niveau plus ambitieux de l’échelle de performance CO₂. Partant de ce postulat propre à l’échelle de performance CO₂, les efforts de réduction des émissions CO₂ sont récompensés par l’attribution des marchés.
  • De démontrer une gestion concrète et crédible de leur impact environnemental 
    L’échelle de performance CO₂ repose sur des données mesurables et des actions vérifiables. Elle offre un cadre structuré qui permet de dépasser le simple discours environnemental et d’apporter des preuves tangibles de l’engagement de l’entreprise.
  • De renforcer leur image et leur crédibilité 
    S’engager dans une démarche reconnue renforce la confiance des clients, partenaires et pouvoirs publics. L’entreprise montre qu’elle prend ses responsabilités et inscrit ses activités dans une logique durable. 
  • D’anticiper les futures exigences réglementaires 
    Les politiques climatiques évoluent rapidement et imposent progressivement de nouvelles obligations aux entreprises. L’échelle permet de se préparer aux futures contraintes plutôt que de réagir dans l’urgence lorsque celles-ci deviennent obligatoires.
  • De passer d’actions ponctuelles à une véritable stratégie climat 
    L’échelle CO₂ aide à structurer une politique cohérente : objectifs clairs, plan d’actions, suivi dans le temps et amélioration continue. L’entreprise ne se limite plus à quelques mesures isolées mais s’inscrit dans une logique de progression durable.
  • De transformer les exigences environnementales en opportunité stratégique 
    Plutôt que de subir les contraintes, l’entreprise peut les utiliser comme levier de développement, améliorer son positionnement sur le marché et renforcer sa compétitivité. 

Exemple concret : Une entreprise qui mesure la consommation de carburant de ses véhicules, optimise ses tournées de livraison ou améliore l’isolation de son dépôt progresse sur l’échelle grâce à des actions simples, mesurables et directement liées à ses opérations quotidiennes. 

Dans certains marchés publics, l’échelle de performance CO₂ permet de bénéficier d’un mécanisme appelé réduction fictive (aussi appelée réduction “virtuelle”). 

Il ne s’agit pas d’une vraie réduction de prix, et l’entreprise continue à proposer son prix réel dans son offre. 

La réduction fictive sert uniquement à comparer les offres entre elles, lors de l’évaluation du marché. 

Comment ça fonctionne concrètement ? 

Lorsqu’un pouvoir public analyse les offres, il tient compte du prix proposé, mais aussi du niveau d’ambition liée à la réduction des émissions de CO₂ de l’entreprise. 

Plus une entreprise est ambitieuse, plus elle atteindra un niveau d’échelon élevé sur l’échelle CO₂, plus la réduction fictive du prix est importante, plus le prix servant de comparaison des offres est bas. 

Cela revient à considérer, pour le classement uniquement, que l’offre est « meilleure » que son prix réel ne le laisserait penser, sans jamais modifier le montant du contrat

En résumé : 
A prix identiques (et sans autre critère d’attribution présent dans le cahier des charges), une entreprise ayant un niveau d’ambition élevé, c’est-à-dire un échelon élevé sur l’échelle de performance de CO₂, se verra attribuer le marché. 

Accueil - Échelle de performance CO₂ 

Non, l’échelle de performance CO₂ n’est pas une obligation réglementaire générale. 
En revanche, ce dispositif est de plus en plus souvent intégré dans les cahiers des charges des marchés de travaux. 

Elle peut donc constituer un avantage concurrentiel réel pour les entreprises engagées. 

Le principe DNSH (« Do No Significant Harm » – ne pas causer de préjudice significatif) est un principe européen qui vise à s’assurer qu’un projet, une activité ou un investissement ne provoque pas de dommages importants à l’environnement (cf. l’art.17 du règlement 2020/852 : L_2020198FR.01001301.xml). 

Le DNSH impose donc une lecture globale de l’impact environnemental : il ne suffit pas qu’un projet soit « positif » sur un seul aspect, il doit rester cohérent sur l’ensemble des dimensions environnementales. 

L’évaluation DNSH repose sur six objectifs environnementaux définis au niveau européen

  1. Atténuation du changement climatique
  2. Adaptation au changement climatique
  3. Protection de l’eau et des ressources marines
  4. Transition vers une économie circulaire
  5. Prévention et réduction de la pollution
  6. Protection de la biodiversité et des écosystèmes 

A titre de contre-exemple, un projet peut par exemple viser à réduire la consommation d’énergie d’un bâtiment, mais s’il entraîne simultanément une dégradation importante des écosystèmes, une pollution accrue ou une mauvaise gestion de l’eau, il ne respecte pas le principe DNSH puisqu’il ne prend pas en compte les points 5 et 6 ci-avant. 

 
Exemple : Un projet peut installer une pompe à chaleur performante pour réduire les émissions liées au chauffage, mais il doit démontrer simultanément que les fluides utilisés présentent un faible risque climatique, que l’installation respecte les règles de prévention des fuites et que les déchets de chantier liés aux travaux (isolation, réseaux, dépose d’anciens équipements) sont gérés conformément à la hiérarchie des déchets. C’est l’ensemble de ces aspects qui conditionne la conformité au DNSH. 

Dans le secteur de la construction, l’un des principaux points d’attention du DNSH concerne la gestion des déchets de chantier. La logique européenne vise à garantir que les projets ne génèrent pas d’impacts disproportionnés en matière de ressources ou de pollution. Ceci implique de planifier la prévention, le tri et la valorisation des déchets dès la conception, et de pouvoir justifier l’atteinte d’un objectif de préparation, en vue du réemploi et de recyclage des déchets du chantier. 

 

https://europe.wallonie.be/home/programmation-2021-2027/espace-beneficiaires/do-no-significant-harm-dnsh.html  

https://marchespublics.wallonie.be/pouvoirs-adjudicateurs/outils/achats-publics-responsables/outils-transversaux/le-principe-do-no-significant-harm-dnsh.html  

Le principe DNSH s’applique principalement dans le cadre de projets financés par des fonds européens (FRR, FSC, …), de certaines aides publiques et de certains marchés publics. 
Dans ces situations, le respect du DNSH devient une condition pour obtenir un financement, une subvention ou l’accès à un marché. 

 

La conformité au principe DNSH dépend actuellement du type de financement européen qui soutient l’investissement. Il faut donc se référer aux critères DNSH imposés par le pouvoir subsidiant. À partir de janvier 2027 la Commission européenne développera une nouvelle guidance unique et simplifiée qui harmonisera la mise en œuvre du principe. 

De manière générale, la conformité au principe DNSH est respectée lorsque l’activité respecte les critères DNSH des domaines d’activités suivantes du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission du 4 juin 2021 : 

  1. 7.1 Construction de bâtiments neufs
  2. 7.2 Rénovation de bâtiments existants
  3. 7.7 Acquisition et propriété de bâtiments 

 

La démonstration du respect du principe DNSH ne consiste pas forcément en une étude lourde ou complexe. Elle repose en général sur des documents justificatifs, des déclarations, des références réglementaires et une analyse des impacts du projet. L’objectif est de montrer que les risques environnementaux ont été identifiés, que des mesures ont été prévues pour les éviter ou les limiter, et que le projet est cohérent avec les objectifs environnementaux européens. 

Pour les acteurs de la construction, le DNSH est à la fois une contrainte et une opportunité. Il permet d’anticiper les exigences futures, de renforcer la crédibilité environnementale des projets, de sécuriser l’accès à certains financements et de structurer des projets plus durables dans leur ensemble. 

La guidance européenne précise que la démonstration DNSH doit rester proportionnée et reposer sur des éléments concrets plutôt que sur des études complexes. 
Pour les projets de construction, cela signifie principalement montrer que les risques environnementaux — notamment ceux liés aux déchets de chantier — ont été anticipés et que les pratiques prévues (tri, valorisation, traçabilité) respectent la hiérarchie européenne des déchets. 
Les justificatifs attendus peuvent rester simples : exigences CCTB, reçus de filières autorisées, outils régionaux ou déclarations basées sur les informations disponibles. 
L’objectif est de garantir que le projet s’inscrit bien dans la logique européenne de circularité, incluant la valorisation d’au moins 70 % des déchets non dangereux lorsqu’elle s’applique. À cet effet, l’outil « Plan de gestion des déchets–matériaux » intègre un module de calcul DNSH qui permet de vérifier rapidement si le projet atteint le seuil de 70 % de valorisation des déchets non dangereux. 

En cas de non-respect de ce principe et d’éléments de preuve insuffisants, les subsides peuvent devoir être restitués. 

Principe du DNSH - Développement Durable 

Plateforme DNSH 5 : échange de justificatifs attestant du respect des critères DNSH 5 pour le programme HPE-SWL. (accès à demander)